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5 septembre 2022

Comment répondre au mal-être des étudiants

En cette période de pandémie, la santé psychologique des étudiants a été mise à mal. Anxiété, dépression, burn-out, conflits familiaux, insomnies… les raisons de consulter sont nombreuses. Comment répondre au mal-être des étudiants ?

Comment répondre au mal-être des étudiants

État des lieux sur la santé mentale en France

Il est temps que la santé mentale des étudiants devienne une priorité pour le gouvernement. 43 % des étudiants sont en détresse psychologique, contre 29 % avant la pandémie. Aujourd’hui seuls 4 % d’entre eux ont pu consulter leur service de santé universitaire ou leur bureau d’aide psychologique universitaire, et seuls 1 % ont fait usage des « chèques psy » débloqués par le gouvernement.

Le recours au soin est trop faible.

C’est une génération entière, celle des 18- 25 ans qui souffre en silence, des parcours de vie traversés par l’anxiété, la dépression et les idées suicidaires. Comment en est-on arrivé là ?
Le nombre de psychologues chargés de l’accompagnement des étudiants demeure à un niveau très faible en France, malgré des progrès réalisés cette année.
Aux Etats-Unis, on compte 1 psychologue à temps plein pour 1 346 étudiants ; au Canada, 1 psychologue pour 2 323 étudiants contre 14 889 étudiants pour 1 psychologue en France.

Des initiatives mises en place par le gouvernement

Plusieurs mesures ont récemment été prises par le gouvernement, comme le remboursement des consultations en psychologie ou encore le recrutement de psychologues dans les services de santé.

Le chèque psy, à été créé le 1er février, pour que tous les étudiants heurtés par la crise puissent consulter un psychologue sans avoir à débourser un centime. Cette mesure permet notamment aux jeunes qui n’ont pas accès aux consultations des SSU (Service de Santé Universitaire des Étudiants), d’obtenir une prise en charge gratuite à proximité, en libéral.

Quand ils y ont accès, certains étudiants qui en ressentent le besoin peuvent aussi solliciter les SSU qui sont les Services de Santé Universitaire, qui leurs répondront, entre une semaine et quinze jours.

Malgré cela, ces initiatives ne suffisent pas à enrayer le mal-être d’une génération, rencontrant de nombreuses limites.

Des initiatives pas toujours efficaces

Malheureusement ces initiatives ne rencontrent pas le succès escompté :

Les chèques psy pour étudiants, un dispositif jugé bancal, et même très complexe. La mesure d’urgence du gouvernement est ralentie par des lourdeurs administratives et un tarif peu attractif pour les psychologues…
Le chèque psy peine à prendre son essor. Au 10 avril 2021, 905 étudiants dans toute la France avaient pris rendez-vous avec un psychologue via le dispositif.

Les SSU eux aussi ont leur problématique, l’afflux d’étudiants dans le besoin est difficile à absorber.
En effet, ils n’ont pas toujours la place pour assurer toutes les consultations demandées. Et la liste d’attente s’allonge de plus en plus. Malgré ça, cela ne doit pas décourager tous ceux qui ont besoin de consulter. Quand on ne va pas bien, il faut en parler. Quel que soit le professionnel de santé, médecin, infirmière ou psychologue,ils seront là pour vous aiguiller.

Près de 85 % des SSU mettent en place des consultations de psychologues, mais peuvent renvoyer sur les bureaux d’appui psychologiques universitaires, présents dans la plupart des universités. Dépendants des agences régionales de santé, ils proposent des consultations gratuites aux étudiants avec des psychiatres ou des psychologues.

Il est impératif de mettre en œuvre, rapidement et pour le long terme, une stratégie nationale de santé mentale étudiante, qui devra renforcer considérablement les moyens accordés aux services de santé universitaire, tant en psychologues qu’en médecins, infirmiers, personnel administratif, et en locaux. Ces moyens permettront de structurer une offre de soin gratuite, graduelle et accessible à tous.

D’autres initiatives pour le bien-être étudiants

En plus des initiatives du gouvernement, d’autres entités ont pris le parti du bien-être étudiant.

Des initiatives telles que Cuidam sont déjà mises en place. Cuidam est une plateforme en ligne. C’est un espace bienveillant et rassurant qui permet aux étudiants, subissant des situations de mal-être, de libérer leur parole de manière anonyme.

Dans certaines écoles privées, comme à Kedge, des dispositifs Wellness ont été mis en place dans tous les campus de France, une équipe de volontaires et des psychologues sont disponibles pour accompagner et orienter les étudiants qui rencontrent des difficultés ou tout simplement ont du mal à s’adapter à leur nouvelle vie : questionnements scolaires, professionnels, bonne gestion budgétaire, accompagnement en cas de coups de blues…

Pour les mineurs, un accueil psy anonyme et gratuit

Les jeunes, même mineurs, peuvent également avoir recours aux maisons des adolescents et autres points d’accueil et d’écoute jeunes (PAEJ) présents dans la plupart des villes. « C’est le seul lieu où les mineurs peuvent venir consulter sans autorisation de leurs parents, de manière confidentielle, anonyme et gratuite« ,

Prendre le temps de trouver la bonne aide psychologique

Quelle que soit la voie choisie, trouver le bon parcours de soin nécessite une démarche et peut prendre du temps. Ce qui est important, c’est de trouver le thérapeute qui vous correspond. Un problème psychologique peut être long à prendre en charge, il n’y a pas de médicament ou de thérapie miracles.

N’hésitez pas à nous contacter si vous êtes en détresse psychologique, nous serons là pour vous aider.

Bérénice Ramette

Chargée communication

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