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Pourquoi la nouvelle pièce de 2 € fait autant parler depuis son lancement

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La monnaie fait rarement autant tourner les têtes… Sauf quand elle porte fièrement la façade de Notre-Dame de Paris et provoque la ruée sur le site de la Monnaie de Paris ! Depuis son lancement, la nouvelle pièce de 2 € ne cesse de faire parler d’elle, suscitant curiosité, impatience, et même une pointe de fièvre tricolore. Alors, qu’a-t-elle donc de si spécial pour affoler à ce point collectionneurs, amoureux du patrimoine et simples citoyens ?

Une sortie attendue… et une file d’attente digne d’un concert de rock !

Le 28 octobre, la Monnaie de Paris ouvrait les ventes en avant-première de la toute nouvelle pièce de 2 € frappée de la silhouette majestueuse de Notre-Dame. Succès immédiat : il fallait s’armer de patience pour espérer s’en procurer une. L’attente sur le site dépassait souvent la demi-heure, transformant de simples internautes en véritables marathoniens du clic ! Mais bonne nouvelle pour les moins téméraires : la Banque de France va très bientôt mettre en circulation plusieurs millions d’exemplaires de cette petite pépite.

Notre-Dame, nouvelle égérie de la pièce commémorative

Ce choix n’est pas anodin. En décembre 2024, on fêtera l’anniversaire de la réouverture de la cathédrale Notre-Dame. Pour l’occasion, la Monnaie de Paris a décidé de lui rendre hommage en gravant ses deux tours iconiques sur la pièce de 2 €. Résultat ? Pas moins de 20 millions de pièces vont être injectées progressivement dans le circuit monétaire. C’est un peu moins que lors de la razzia olympique de 2024 (24 millions d’exemplaires avaient alors été tirés pour célébrer les Jeux Olympiques de Paris), mais on reste dans la catégorie poids lourd de la commémoration !

  • Chaque année, l’État commande à la Monnaie de Paris le remplacement de 50 à 60 millions de pièces de 2 € usées.
  • La France peut y glisser deux pièces commémoratives par an – parfois trois, dans des cas exceptionnels.
  • En janvier 2025, par exemple, 315 000 pièces rendant hommage au Louvre ont été diffusées.
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Des ateliers historiques à la fabrication en série… française et mondiale

Côté fabrication, il faut s’imaginer trois couches de laiton de nickel – pas très poétique mais redoutablement efficace – découpées puis frappées à l’usine de Pessac, en Gironde. Depuis 1973, c’est là, entre vignes et technologies de pointe, que naissent les pièces de 2 €. L’histoire remonte à une décision de Charles de Gaulle en 1958 : la Monnaie de Paris, à l’étroit dans son bâtiment historique, veut voir plus grand. Quelques années plus tard, Valéry Giscard d’Estaing implante la manufacture à Pessac.

  • L’usine produit aujourd’hui plus d’un milliard de pièces par an.
  • Une partie file vers l’étranger (Malte, Chypre, Monaco, Andorre), mais la moitié nourrit nos porte-monnaie hexagonaux.
  • Une fois frappées, les pièces sont livrées à la Banque de France pour inonder doucement le circuit monétaire… et les poches des Français.

Une création signée, un circuit très contrôlé et… pas de jackpot à la revente !

Le design n’est pas le fruit du hasard : les deux tours de Notre-Dame, surmontées du célèbre vitrail de la Rose du midi et encadrées des mentions « RF 2025 » et « Notre-Dame de Paris », ont été imaginées par Joaquin Jimenez. Ce graveur général de la Monnaie de Paris – un titre créé sous Henri II, réactivé récemment après une petite pause au début des années 2000 – détient la lourde tâche de donner un visage à notre monnaie. Joaquin Jimenez, en poste depuis 2008, en est le 30e bénéficiaire, rien que ça !

Avant de rejoindre votre portefeuille, la pièce commémorative doit passer par la redoutable étape de l’approbation : les 21 pays de la zone euro doivent tous dire oui pour qu’elle soit frappée ! Une formalité, certes, mais qui montre bien l’importance symbolique de telles émissions.

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Depuis 2002, 548 types de pièces commémoratives de 2 € ont ainsi vu le jour, la plupart à l’initiative des États, d’autres pour célébrer des événements européens majeurs. Au fil des ans, la règle s’est assouplie : jusqu’en 2011, une seule pièce commémorative par an était autorisée, puis deux, voire trois dans des cas très spécifiques. En 2025, le Vatican, par exemple, a émis trois pièces – une pour la vacance papale, une pour le 550e anniversaire de Michel-Ange, et une pour le Jubilé.

Attention aux esprits spéculateurs : sauf pour quelques éditions de qualité supérieure vendues entre 5 et 25 € par la Monnaie de Paris lors de l’ouverture, votre pièce Notre-Dame vaudra… 2 €. La large diffusion (20 millions quand même !) garantit une grande accessibilité et coupe court aux envolées spéculatives parfois observées sur des séries plus limitées. Voilà de quoi satisfaire collectionneurs et simples passionnés – mais inutile d’espérer financer son prochain voyage à Paris avec !

En somme : quelques pièces à l’effigie de Notre-Dame dans la poche, c’est partager un morceau de patrimoine français, accessible au plus grand nombre. De quoi regarder sa monnaie d’un œil neuf… et peut-être un brin chauvin, sans brûler la politesse à la cathédrale la plus célèbre de France !

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