ces activites etonnantes ralentissent le declin cerebral chez les seniors

Ces activités étonnantes ralentissent le déclin cérébral chez les seniors

Et si l’on vous disait qu’il existe des activités capables de freiner le déclin cérébral, même après 65 ans ? Non, il ne s’agit pas de formule magique ni de potion miraculeuse, mais de pratiques étonnamment accessibles ! Des chercheurs suisses ont percé le mystère : certaines activités pourraient littéralement chouchouter votre cerveau et repousser ses petits tracas liés à l’âge. Curieux d’en savoir plus ? Suivez le guide !

Le vieillissement cérébral : un passage (presque) obligé

En prenant de l’âge, notre cerveau aussi prend quelques rides. Selon le Manuel MSD, il n’est pas rare que certaines régions cérébrales voient leur taille diminuer, parfois jusqu’à 1%. Conséquences possibles : mémoire à court terme un peu vacillante, capacités orales moins vives, performances intellectuelles pas franchement olympiques. Si tout cela fait malheureusement partie du « pack vieillissement » standard, il arrive que ces manifestations soient plus accentuées, flirtant alors avec des signes de déclin cognitif sérieux, voire des troubles comme la maladie d’Alzheimer. Pas franchement réjouissant… mais il y a de l’espoir !

L’étude suisse qui bouscule les idées reçues

Le 15 décembre 2023, une équipe de l’université de Zurich a publié dans la revue NeuroImage une étude passionnante. Leur objectif ? Décortiquer l’impact de différentes activités de loisir – qu’elles soient physiques, sociales ou cognitives – sur la santé cérébrale de seniors de plus de 65 ans, tous en bonne santé. Pour cela, ils ont plongé dans les données d’une vaste étude longitudinale portant sur le développement du cerveau et le comportement à un âge avancé. Leur cible privilégiée : le cortex entorhinal.

Petit point anatomie pour briller en société : le cortex entorhinal, situé dans la partie interne du lobe temporal, affiche une épaisseur d’environ 3,5 millimètres. Rôle (très) important : il intervient dans l’apprentissage et la mémoire. Et il se trouve qu’il est particulièrement fragilisé chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

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Activités physiques et sociales : des alliées insoupçonnées du cerveau

Que ressort-il de cette analyse minutieuse ? Bingo ! Selon Lutz Jäncke, l’un des auteurs de l’étude, « nos résultats montrent que chez les personnes qui étaient plus actives physiquement et socialement au début de l’étude, l’épaisseur du cortex entorhinal a moins diminué au cours de la période de sept ans ». Traduction : bouger, voir du monde, échanger… et le cerveau semble apprécier. Les activités physiques et sociales agiraient ainsi comme un rempart protecteur contre la fonte de ce « centre névralgique » du cerveau.

Les chercheurs notent également une corrélation directe entre l’épaisseur du cortex entorhinal et la mémoire : « moins l’épaisseur de cette zone cruciale du cerveau diminuait au cours des sept ans d’observation, moins les performances de la mémoire étaient réduites ». Autrement dit, les souvenirs restent plus facilement à portée de main… ou plutôt de neurones.

  • Exercice physique : une marche, une danse, un peu de stretching, tout est bon pour le cortex !
  • Vie sociale : famille, amis, clubs, conversations animées… chaque interaction compte.

Lutz Jäncke est formel : « L’exercice physique et une vie sociale active avec les amis et la famille sont donc importants pour la santé du cerveau et peuvent prévenir la neurodégénérescence à un âge avancé. » Voilà une raison de plus de ne pas sécher le thé dansant du mardi !

La réserve cognitive : le super-pouvoir du cerveau ?

L’étude suisse ne s’arrête pas là. Les chercheurs ont repéré que les personnes démarrant l’étude avec les meilleures performances de mémoire – souvent grâce à un niveau d’éducation élevé – voyaient leurs performances se réduire beaucoup plus lentement avec le temps. Ce phénomène s’appelle la « réserve cognitive ». Isabel Hotz, également auteure de l’étude, précise : « Ces résultats confirment l’idée que nous disposons d’une ‘réserve cognitive’ et que le cerveau peut être entraîné tout au long de notre vie, comme un muscle, pour contrer le déclin lié à l’âge. »

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Le verdict scientifique ? Notre cerveau mérite bien le statut de muscle à part entière, à entretenir par des activités physiques, sociales ou cognitives – sans modération. Si vous vous demandiez encore s’il n’était pas trop tard pour reprendre une activité avec vos amis ou apprendre une nouvelle danse, la réponse est toute trouvée : foncez !

Un dernier mot ? Les chercheurs restent prudents : il convient de poursuivre ces travaux pour affiner nos connaissances et améliorer la préservation de la santé cérébrale chez les seniors. Mais d’ores et déjà, faire de la place dans vos agendas pour un peu plus d’efforts physiques et de vie sociale semble être un pari gagnant… pour la mémoire et le moral !

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