Cette banale pièce de 1 centime peut vous rapporter jusqu’à 6 000 euros
- Guillaume Pinson
- 1 décembre 2025
- QUOTIDIEN
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Vous pensiez que vos pièces rouges n’étaient bonnes qu’à traîner au fond de votre porte-monnaie ? Détrompez-vous ! Derrière cette modeste pièce de 1 centime, se cache parfois un véritable trésor qui pourrait transformer votre routine du café à la machine en une chasse au trésor effrénée.
La pièce de 1 centime, bientôt un souvenir ?
Depuis que la Commission européenne joue à pile ou face avec le sort des pièces de 1 et 2 centimes d’euro, la tension est montée d’un cran parmi les amateurs de numismatique… et les autres. Prévue pour disparaître de la circulation, cette décision a déjà été repoussée à une date indéfinie, mais la rareté s’installe déjà. Plusieurs pays européens, comme les Pays-Bas, la Finlande, l’Irlande, la Belgique et l’Italie, ont décidé de ne plus diffuser ces fameuses « pièces rouges » jugées trop insignifiantes. Résultat : les trouver dans les portefeuilles devient de plus en plus compliqué, surtout certaines éditions devenues ultra-recherchées.
Une pièce italienne qui bat tous les records
Parmi toutes ces pièces, une ressort du lot et fait rêver tous les chasseurs de trésors urbains : la pièce de 1 centime italienne dite “du Mole Antonelliana”.
- Émise à seulement 7 000 exemplaires en 2002, elle arbore sur son côté face le Mole Antonelliana, monument emblématique de Turin.
- Un détail qui la distingue de toutes les autres pièces italiennes du même nom, ornées habituellement du Castel del Monte, château du XIIIe siècle situé dans les Pouilles.
À cause – ou grâce – à cette particularité, et à une histoire rocambolesque, sa valeur a littéralement explosé. Aujourd’hui, selon RTL, comptez jusqu’à 6 000 euros pour mettre la main sur l’une des douze rares pièces officiellement recensées. Oui, vous avez bien lu : 600 000 fois leur valeur faciale, de quoi rendre jaloux votre bon vieux cochon tirelire.
Une controverse lucrative… pour les chanceux
Mais pourquoi une telle envolée ? Cet engouement ne doit rien au hasard. Lors de sa mise en circulation, cette pièce a fait l’objet d’une mise aux enchères controversée, soulevant la colère de l’opinion publique italienne. La police a même dû intervenir pour saisir les fameux centimes – qui sommeillaient ensuite 11 ans durant de fastidieuses procédures avant d’être réintroduits dans le circuit.
Aujourd’hui, peu de collectionneurs ont eu le privilège d’en trouver. Seules 12 pièces sont officiellement identifiées, mais il resterait encore quelques milliers de ces pépites égarées, attendant leur héros ou héroïne au fond d’un vieux portefeuille. Il paraît qu’il n’y a pas de petite pièce, seulement des petits portefeuilles…
Collectionner les centimes, rêve ou mirage ?
Rassurez-vous, inutile de disséquer chaque centime français que vous croisez. Dans l’immense majorité des pays ayant adopté l’euro, la modeste pièce de 1 centime ne dépasse guère sa valeur initiale, quel que soit son millésime. Pour les bons coups, il faut lorgner du côté des petits États ou principautés – Monaco, Saint-Marin ou encore le Vatican.
Néanmoins, ne vous emballez pas : même les plus rares éditions issues de ces pays dépassent rarement la dizaine (voire la cinquantaine) d’euros. À titre d’exemple : un centime du Vatican datant de 2002 à 2004 peut se revendre entre 30 et 50 euros tout au plus.
- 1 centime français : valeur faciale inchangée
- Éditions spéciales (Vatican 2002-2004) : jusqu’à 50 €
- Exception italienne (Mole Antonelliana, 2002) : jusqu’à 6 000 €
En résumé ? Ouvrez l’œil avant d’offrir la prochaine tournée avec vos pièces rouges. Qui sait, le prochain centime abandonné dans un pot à crayons pourrait juste valoir son pesant d’or… Ou au moins offrir une sacrée anecdote à raconter à l’apéro.





