le montant precis a epargner d urgence peu de francais le savent

Le montant précis à épargner d’urgence : peu de Français le savent

La voiture qui tombe en panne la même semaine que la chaudière, ou pire encore, la perte d’un emploi qui tombe comme un couperet, le tout accompagné de factures salées… On connaît tous cette période où les galères s’enchaînent en « escadrille ». Pour éviter que cette spirale ne devienne une chute libre, mieux vaut anticiper et mettre un peu de côté. Mais le montant précis à épargner en cas de coup dur reste très flou dans l’esprit de beaucoup de Français… Alors, combien faut-il vraiment prévoir dans son bas de laine d’urgence ?

Quel matelas de sécurité viser ?

On entend souvent tout et son contraire : 10 000 €, 20 000 € ? Pas de panique, inutile de jouer à Qui Veut Gagner des Millions pour trouver la bonne réponse ! D’après Maxime Chipoy, président de MoneyVox, la clé, c’est de raisonner en mois de revenus, pas en chiffres bruts :

  • En moyenne, il conseille de mettre de côté l’équivalent de trois à quatre mois de revenus nets.
  • Pour les revenus particulièrement confortables, deux à trois mois suffisent ; ceux qui perçoivent le Smic devraient viser quatre à six mois, histoire d’avoir un vrai coussin.

Pourquoi une telle réserve ? Affronter une dépense imprévue, s’en sortir sereinement après une perte d’emploi, ou faire face à un coup du sort sans paniquer. Bonne nouvelle, en France, « on a besoin d’un peu moins qu’ailleurs », selon Maxime Chipoy, notamment grâce à l’assurance chômage et la protection sociale. Le but, c’est de lisser la différence de ressources entre votre salaire habituel et l’indemnité chômage… et de respirer un peu mieux la nuit !

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Pourquoi cette épargne est-elle indispensable ?

Constituer un matelas, c’est éviter de plonger dans le grand bain, sans bouée, du crédit à la consommation. Et croyez-le : en cas d’urgence, un crédit express risque de vous plomber à 20 % d’intérêts par an, et l’assurance emprunteur qui s’y ajoute n’arrange rien ! La dépense imprévue devient alors un gouffre dans vos finances.

Et ce n’est pas tout : accumuler un peu de réserve épargne également d’autres pièges bancaires. Un découvert non autorisé, et c’est reparti de plus belle sur des taux d’intérêt similaires, assortis de frais d’incidents qui sentent clairement la punition !

Mais voilà, en pleine période d’inflation, plus de 30 % des livrets A affichent moins de 150 €… Difficile dans ces conditions de se sentir protégé. Le vrai défi, ce n’est pas de reconnaître l’utilité du coussin : c’est de réussir à le garnir !

Quatre conseils clés pour constituer enfin une épargne d’urgence

Première étape, un antistress quotidien : surveillez vos relevés bancaires (oui, même si ce n’est pas la série Netflix du siècle). On y débusque parfois des dépenses ou des petits prélèvements dont on ne connaît même plus l’utilité. Maxime Chipoy rappelle que les petites assurances – souvent souscrites quand on achète un appareil déjà obsolète – plombent le budget. Résiliez ces charges superflues et vous gagnerez 20 ou 30 € de plus à placer chaque mois. Pas mal comme début, non ?

Ensuite, pour épargner efficacement, deux techniques s’opposent. Soit on met un peu de temps en temps, quand il en reste à la fin du mois, soit on programme un virement automatique juste après la paye. C’est la seconde option qui a la préférence du président de MoneyVox. Une astuce toutefois : inutile de placer 200 € chaque mois si vous les reprenez quinze jours plus tard. Vaut mieux viser raisonnable et régulier.

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Troisième conseil : méfiez-vous de la tentation de la location à tout-va (coucou les voitures et les smartphones !). Acheter cash ou, au pire, prendre un crédit pour avoir à la fin un capital reste souvent plus intéressant que d’aligner des loyers à vie.

Enfin, regardez attentivement vos factures incontournables (électricité, eau, assurances, etc.). Certains fournisseurs accordent une remise si vous payez en une seule fois. Parfois, prendre un crédit à taux raisonnable (disons 3 %) pour solder une facture, tout en laissant travailler votre épargne sur un livret à 6 % (comme le LEP), peut aussi être une stratégie à envisager.

Et la fidélité dans tout ça ?

Dernier conseil d’ami : faites jouer la concurrence ! Que ce soit pour Internet, le mobile ou vos assurances, rester fidèle n’est pas souvent récompensé. MoneyVox publie d’ailleurs régulièrement des comparatifs pour que vous puissiez changer de crémerie sans regret… Ni prise de tête supplémentaire.

En résumé, un coussin d’épargne d’urgence, ce n’est pas du luxe : c’est un gilet de sauvetage. Débarrassez-vous des petits prélèvements inutiles, automatisez des virements raisonnables, traquez les fausses bonnes idées comme la location chronique, et restez en mouvement côté fournisseurs. Le matelas ne se gonfle pas tout seul… mais il peut vraiment vous sauver la mise quand les tuiles arrivent par paquets de douze !

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