Les 3 phrases à bannir en entretien : l’erreur fatale à éviter absolument
- Guillaume Pinson
- 11 novembre 2025
- QUOTIDIEN
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Le grand jour approche : vous venez de décrocher un entretien pour le poste de vos rêves. Le costume est prêt (ou la robe, rien n’est interdit), le CV révisé, mais le stress pointe déjà le bout de son nez ? Rassurez-vous, même les recruteurs n’attendent pas un robot sans émotions ! En revanche, certaines maladresses verbales ou silences gênants pourraient bien saborder votre chance de convaincre. Décryptage : voici les trois phrases – et l’erreur fatale – à bannir absolument en entretien. C’est l’experte en entretiens du site CarrerKueen qui nous les confie.
Erreur n°1 : la plainte, ou quand le négatif prend le dessus
On pourrait croire qu’exprimer ses frustrations passées montre de la franchise et de la maturité. Spoiler : c’est tout l’inverse. Selon la professionnelle, démarrer par des phrases telles que « Mon manager était très mauvais, je n’avais pas de télétravail, je m’ennuyais… » est l’une des pires entrées en matière. Même si c’est vrai, même si votre expérience précédente ressemble à un épisode de série dramatique, ce type de formulation ne joue pas en votre faveur.
Pourquoi ? Parce que votre interlocuteur ne s’intéresse pas tant à ce que vous ne voulez plus, mais plutôt à ce que vous recherchez désormais. Le recruteur n’a aucune envie de deviner quels sont vos vrais moteurs !
Petit conseil tout droit sorti du manuel de survie de l’entretien : engagez LA conversion positive. Votre ex-manager était plus proche du tyran que de la figure inspirante ? Préférez tourner la chose ainsi : « Aujourd’hui, j’ai très envie de rejoindre un type de management ou d’encadrement qui repose sur la confiance, qui me stimule et qui me challenge. » En somme : visez le positif, cela change tout.
Erreur n°2 : le renvoi paresseux vers le CV (ou l’art de ne rien dire)
Qui n’a jamais eu envie de répondre : « C’est sur mon CV », voire « Je ne sais pas » à une question du recruteur ? Après tout, vous avez passé des heures sur ce fameux document, non ? Oui, mais non.
Indiquer au recruteur que la réponse se trouve déjà sur le papier en face de lui, ou refuser de développer (« Je ne sais pas, c’est sur mon CV »), c’est lui envoyer le message que la question n’est pas très pertinente. Pas vraiment le meilleur moyen de marquer des points, reconnaît l’experte de CarrerKueen.
La situation est similaire face à la fameuse question : « Où vous voyez-vous dans 5 ans ? » Sortir un timide « Je ne sais pas » est à proscrire. L’experte suggère plutôt : « Si vous voulez savoir si je me vois à ce poste plus d’un an ? Oui, et je compte bien évoluer chez vous. »
En entretien, tout est question de dynamique et d’ouverture : chaque question est une perche, chaque occasion de développer est une opportunité à saisir… pas à esquiver !
Erreur n°3 : l’absence totale de questions, ou comment paraître désintéressé
Troisième grand piège, et non des moindres : ne pas poser de questions à la fin de l’entretien. L’experte est formelle : conclure un rendez-vous sans avoir sollicité un retour ou demandé un éclaircissement est une faute stratégique.
Profitez-en pour démontrer votre véritable intérêt pour le poste ou l’entreprise. Il suffit parfois d’une question simple, du type : « J’aurais aimé savoir pourquoi vous m’avez choisi, moi ? » Vous pouvez aussi vous renseigner sur la vie d’équipe, les perspectives d’évolution… Tout cela montre que, contrairement à certains candidats pressés de filer, vous vous projetez dans l’avenir et la culture de la société.
- Questionner sur le poste ou l’entreprise
- S’interroger sur les perspectives
- Demander un retour sur son profil
En résumé : trois pièges et d’autres à éviter absolument
Ces trois erreurs, parfois insoupçonnées, viennent s’ajouter aux classiques du faux-pas en entretien :
- Arriver en retard
- Négliger sa tenue (et non, le jogging n’a pas encore été validé par les RH…)
- Ne pas connaître le poste ou l’entreprise
- Des postures physiques inadaptées (voir notre précédent article sur le sujet)
Pour finir, souvenez-vous : l’entretien d’embauche n’est pas un interrogatoire policier, c’est une rencontre, un échange où la forme compte autant que le fond. Abandonnez les plaintes, misez sur le positif, saisissez chaque occasion de vous exprimer et montrez votre curiosité. C’est là, souvent, que la magie opère – et que l’aventure professionnelle peut commencer.





