je ne comprends pas l incroyable ruse de cet etudiant pour tromper le crous

“Je ne comprends pas” : l’incroyable ruse de cet étudiant pour tromper le Crous

Je ne comprends pas : l’incroyable ruse de cet étudiant pour tromper le Crous

Dans la jungle sauvage de la recherche d’alternance en France, certains étudiants pensaient avoir flairé la bonne piste, avant de se retrouver pris au piège d’une escroquerie ingénieuse… mais ignoble. Et si c’était vous ? Récit d’un traquenard de la vie étudiante où usurpation d’identité, faux diplômes et espoirs brisés composent le cocktail amer du parcours du combattant pour décrocher un contrat.

Le contexte : chasse effrénée à l’alternance, terrain propice aux arnaques

D’un côté, la tension monte sur le marché de l’alternance : l’Insee annonce la suppression de 65 000 postes d’alternants en six mois d’ici la fin de l’année. De l’autre, une foule d’étudiants prêts à tout pour une opportunité. Les arnaqueurs y voient un créneau en or massif. Comment opèrent-ils ? Ils se font passer pour de vrais Directeurs des ressources humaines (DRH) et récoltent des données personnelles, voire vident le porte-monnaie d’étudiants en galère.

Parmi les victimes, Nadhirati, qui, pensant saisir une chance sur LinkedIn, adresse CV et lettre de motivation à une prétendue DRH. Très vite, la fausse recruteuse réclame aussi des photos d’identité, puis un RIB sous prétexte de frais de déplacement pour un entretien… L’étudiante trouve cela louche, vérifie, et comprend qu’elle n’aurait jamais dû donner ces informations : le cabinet contacté, le mail… tout était bidon !

Le schéma de l’arnaque : embrouille millimétrée et espoirs déçus

Ces escrocs ne s’arrêtent pas à l’usurpation d’identité pour soutirer CV, justificatifs ou RIB. Ils surfent aussi sur la vague de la certification en langues : un certificat TOEFL « magique » contre espèces sonnantes.

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Yasmine, 20 ans, raconte avoir été contactée via le réseau social X (anciennement Twitter) par un profil très crédible, qui « parlait comme un jeune lambda » et expliquait partager la même origine qu’elle. Subtile : il propose une entrée par piston, car sa mère (supposée) est DRH et une place se libère. Seul hic, « la DRH » utilise une adresse… gmail. La réponse à son CV, reçue un dimanche en à peine une heure, déclenche ses doutes.

Son contact, qui dit s’appeler Hamza, réclame en urgence une attestation TOEFL. Yasmine n’en possède pas, et s’étonne : jamais on ne lui avait réclamé ce document, surtout pour un poste RH en France ! Cette demande cache la fin du stratagème : un ami au Sénégal peut lui procurer « le précieux sésame »… pour 400 euros. Trop beau, évidemment. Vérification faite : le vrai Hamza est lui-même victime d’usurpation d’identité, quant à la DRH « Eve Royer », elle existe, certes, mais n’a jamais proposé ce poste.

L’affaire ne s’arrête pas là. Sur X, Yasmine conserve aujourd’hui les témoignages de nombreux étudiants tombés dans le panneau, délestés parfois de 600 euros. Entre ceux qui flairent l’arnaque à temps et ceux qui paient en espérant décrocher enfin LE contrat, le désespoir transparaît. Et comme tenter d’acheter un faux diplôme est illégal, porter plainte relève du mirage… Malin, le brouteur !

Des victimes par dizaines, la colère des DRH : “On n’embauche jamais sans entretien !”

La vraie Eve Royer, DRH chevronnée, a de quoi grincer des dents : « Cet été, c’était l’horreur. J’ai eu une étudiante en pleurs au téléphone, elle y avait cru, elle l’a très mal vécu. Un jeune est même venu physiquement à l’entreprise en pensant signer son contrat ! » Face à cette « escroquerie à grande échelle », Eve Royer a dû porter plainte, elle aussi victime d’usurpation.

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Elle détaille les réflexes essentiels à garder pour ne pas tomber dans le panneau :

  • Vérifier le poste réel de la personne qui vous contacte.
  • Se méfier des mails venant d’adresses gmail ou outlook : une entreprise sérieuse a son propre domaine.
  • Ne jamais passer par Signal, WhatsApp ou Telegram pour candidater à un emploi.
  • Le RIB ou l’attestation de sécurité sociale ? Uniquement à la signature du contrat, jamais avant.
  • Avant l’entretien, seuls un CV et une lettre de motivation peuvent être demandés !

Les conséquences ? Des étudiants, déjà dans la précarité, essorés financièrement et moralement, face à des brouteurs sans scrupule. Les escrocs connaissent les failles, exploitent le moindre espoir et s’engouffrent, laissant leurs victimes sur le carreau et, trop souvent, honteuses de s’être laissées piéger.

Se protéger : la vigilance, une nécessité vitale

Au fond, trouver une alternance n’a rien d’un jeu d’enfant — ni même d’un sport de combat, c’est carrément Koh-Lanta version recrutement. Face à la détresse, le « Il faut essayer, on ne sait jamais » peut coûter cher. Garder la tête froide, vérifier chaque proposition, ne rien payer avant de signer, refuser toute demande suspecte… Voilà les armes. Et, pour tous les Hamza ou Nadhirati, se rappeler que l’espoir, d’accord, mais pas au prix de son identité ou de son compte en banque !

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