Le salaire d’une aide-soignante en 2026 varie entre 1 400 euros net en début de carrière et plus de 2 000 euros net avec l’expérience et les primes. Selon les données déclaratives compilées par Indeed sur 94 000 profils en février 2026, le salaire brut moyen national atteint 2 404 euros par mois. Ce chiffre couvre des réalités très différentes : secteur public, secteur privé, intérim, temps plein ou temps partiel.
Voici les 5 points clés à retenir avant d’aller plus loin :
- Le salaire brut moyen d’une aide-soignante en France est de 2 404 euros par mois (Indeed, 94 000 déclarations, février 2026)
- En début de carrière dans la fonction publique hospitalière, la rémunération brute mensuelle démarre à 1 836 euros (classe normale, échelon 1)
- La prime Ségur représente 183 euros nets supplémentaires par mois pour la majorité des aides-soignantes du secteur public
- Le secteur privé propose un salaire débutant entre 1 750 et 1 900 euros brut selon la convention collective applicable
- Les majorations de nuit, de week-end et les heures supplémentaires peuvent sensiblement augmenter la rémunération réelle perçue chaque mois
Quel est le salaire moyen d’une aide-soignante en 2026 ?
Autant te le dire directement : le salaire d’une aide-soignante ne se résume pas à un chiffre unique. Le salaire moyen national de 2 404 euros brut mensuel agrège des profils très variés, du débutant en EHPAD privé à l’aide-soignante hospitalière expérimentée avec primes de nuit. Mais que représente vraiment ce chiffre ?
- Salaire brut moyen national toutes situations : 2 404 euros par mois (94 000 déclarations, février 2026)
- Fourchette débutante dans le secteur public : 1 800 à 1 900 euros brut mensuel
- Milieu de carrière : entre 1 970 et 2 100 euros brut selon l’échelon atteint
- Fin de carrière ou classe supérieure : 2 300 à 2 756 euros brut mensuel
- Salaire net débutant estimé : entre 1 400 et 1 600 euros par mois
Du coup, pour lire ce chiffre correctement, il faut regarder le détail de chaque situation. Le nombre de nuits travaillées, les week-ends effectués et les heures supplémentaires font toute la différence sur la fiche de paie. La rémunération d’une aide-soignante qui enchaîne les gardes de nuit n’a rien à voir avec celle d’un poste en horaires classiques.
Si vous envisagez des études longues en médecine ou une spécialisation chirurgicale, consulter le salaire d’un chirurgien en France détaillé peut vous aider à mieux projeter votre avenir professionnel.
Quel est le salaire d’une aide-soignante débutante ?
Un aide-soignant débutant dans la fonction publique hospitalière débute au premier échelon de la classe normale. Ça correspond à un salaire brut mensuel de 1 836 euros, soit environ 1 450 à 1 550 euros nets après cotisations. L’Onisep indique un salaire de référence à 1 802 euros brut pour ce même profil, ce qui est cohérent avec la grille officielle.
- Classe normale, échelon 1 (FPH) : 1 836 euros brut mensuel
- Après cotisations sociales : environ 1 450 à 1 550 euros nets
- Secteur privé (EHPAD, clinique) en début de carrière : 1 750 à 1 900 euros brut
- Salaire net débutant dans le secteur privé : environ 1 350 à 1 500 euros
- Intérim débutant : rémunération supérieure grâce aux indemnités compensatrices de congés payés
Tu te demandes si ce niveau de salaire est vraiment compétitif ? La prime Ségur de 183 euros nets s’ajoute dès le premier mois dans le public. Et dès les premières nuits ou les premiers week-ends travaillés, la rémunération réelle dépasse déjà le salaire indiciaire brut affiché en grille.

Comment évolue le salaire d’une aide-soignante avec l’ancienneté ?
Dans la carrière d’aide-soignant, l’évolution salariale est progressive et automatique dans la fonction publique. La grille indiciaire de la FPH prévoit 11 échelons par grade, avec des durées d’avancement allant de 1 an et 6 mois à 4 ans selon l’échelon. Chaque passage d’échelon entraîne une hausse mécanique, sans démarche particulière.
- Échelon 5 (environ 7 à 8 ans de carrière) : autour de 1 974 à 2 176 euros brut selon le grade
- Échelon 8 (environ 15 ans d’ancienneté) : 2 186 à 2 456 euros brut mensuel
- Échelon 11 classe normale en fin de carrière : 2 545 euros brut
- Échelon 11 classe supérieure en fin de carrière : 2 756 euros brut mensuel
- Salaire net expérimenté avec primes régulières : peut dépasser 1 800 à 2 000 euros
Franchement, la progression est réelle sur l’ensemble de la carrière d’aide-soignante. En fin de carrière avec de nombreuses majorations cumulées, le salaire brut mensuel peut franchir les 2 500 euros selon la situation individuelle. C’est loin du salaire débutant, et ça vaut la peine de le souligner.
Quelle est la grille salariale des aides-soignantes dans la fonction publique hospitalière en 2026 ?
| Échelon | Indice majoré | Classe normale (brut) | Classe supérieure (brut) |
|---|---|---|---|
| 1 | 373 / 387 | 1 836 euros | 1 905 euros |
| 3 | 377 / 411 | 1 856 euros | 2 023 euros |
| 5 | 401 / 442 | 1 974 euros | 2 176 euros |
| 8 | 444 / 499 | 2 186 euros | 2 456 euros |
| 11 (fin de carrière) | 517 / 560 | 2 545 euros | 2 756 euros |
La grille indiciaire de la fonction publique hospitalière fixe avec précision le salaire brut d’un aide-soignant hospitalier selon son grade et son échelon. La valeur du point d’indice est établie à 4,92278 euros depuis le 1er janvier 2024. C’est l’indice majoré multiplié par cette valeur de point qui donne le salaire brut mensuel inscrit dans les grilles indiciaires.
- Grade “classe normale” : 11 échelons de 1 836 à 2 545 euros brut mensuel
- Grade “classe supérieure” : 11 échelons de 1 905 à 2 756 euros brut mensuel
- Valeur du point d’indice : 4,92278 euros (en vigueur depuis janvier 2024)
- Dernière mise à jour officielle des grilles indiciaires fonction hospitalière : décembre 2025
- Ce salaire indiciaire exclut toutes les primes et indemnités additionnelles
Faut reconnaître que ces grilles indiciaires de la fonction publique hospitalière sont la référence absolue pour tout emploi d’aide-soignante dans le secteur public. Elles sont consultables et vérifiables via les textes officiels publiés sur Legifrance.

Quel est le salaire d’une aide-soignante dans le secteur privé ?
Dans le secteur privé, la rémunération d’une aide-soignante est moins encadrée qu’à l’hôpital public. Elle dépend de la convention collective applicable : CCN 1966 pour les structures associatives, CCN FEHAP pour les établissements privés non lucratifs. La CCN 1966 valorise le point à 3,82 euros depuis février 2021, soit en dessous de la valeur du point de la FPH. Surprenant, non ?
- Salaire brut débutant en EHPAD privé : 1 750 à 1 900 euros brut mensuel
- Salaire net débutant dans le secteur privé : environ 1 350 à 1 500 euros
- Avec expérience dans le privé : 2 100 à 2 300 euros brut mensuel
- Fin de carrière secteur privé : jusqu’à 2 000 euros net selon l’ancienneté
- Intérim : rémunération plus élevée grâce aux indemnités de fin de mission (IFM) et aux congés payés
Reste que certaines structures privées compensent l’écart de salaire brut avec des avantages complémentaires. Mutuelle d’entreprise, tickets restaurant, prime de présence… ces éléments s’ajoutent à la rémunération de base et méritent d’être pris en compte dans la comparaison secteur public et secteur privé.
Quelles primes et indemnités complètent le salaire d’une aide-soignante ?
On ne va pas se mentir : le salaire indiciaire brut affiché dans les grilles n’est pas la rémunération mensuelle réelle perçue. Les primes et indemnités constituent une part importante du revenu d’une aide-soignante, surtout dans le secteur public. C’est précisément ce facteur qui explique l’écart entre salaire théorique en grille et le salaire moyen déclaré de 2 404 euros.
- Prime Ségur : +183 euros nets par mois depuis septembre 2020 dans la majorité des établissements publics et certains établissements privés
- Indemnité horaire pour travail de nuit (IHTN) dans la FPH
- Majoration pour travail le dimanche et les jours fériés (IFTD)
- Indemnité de sujétion spéciale dite des “13 heures” (ISS) pour les horaires contraignants
- PSSAA : prime spéciale de sujétion et prime forfaitaire attribuée aux aides-soignantes
- Heures supplémentaires majorées via les IHTS
Du coup, une aide-soignante qui travaille plusieurs nuits par semaine et deux week-ends par mois peut percevoir plusieurs centaines d’euros supplémentaires. La rémunération réelle mensuelle dépasse alors largement le salaire brut affiché sur la grille de base.

Comment augmenter son salaire en tant qu’aide-soignante ?
Bonne nouvelle : des leviers concrets existent pour progresser dans la rémunération d’aide-soignante. L’ancienneté agit automatiquement dans le public, mais d’autres voies permettent une progression plus rapide. Par où commencer ?
- Passer en classe supérieure via l’examen professionnel interne pour accéder à un échelon mieux rémunéré
- Se former vers le métier d’infirmier : passerelle accessible après 3 ans d’exercice, ou accès direct après le bac
- Opter pour des missions en intérim sur des plateformes spécialisées pour des revenus ponctuels plus élevés
- Se spécialiser en tant qu’assistant de soins en gérontologie (ASG) pour percevoir la PASG, prime dédiée
- Cibler des établissements en zone géographique tendue où les rémunérations proposées sont supérieures à la moyenne
La carrière d’aide-soignante ouvre aussi vers d’autres métiers du paramédical : auxiliaire de puériculture, ambulancier, aide médico-psychologique. Chaque formation complémentaire ou reconversion se traduit par une rémunération revalorisée. C’est un vrai atout dans un secteur qui recrute massivement et dont les besoins vont s’accroître avec le vieillissement de la population.
Si vous envisagez une carrière dans le soin ou préparez un concours hospitalier, consulter le salaire d’infirmière en France actualisé peut vous aider à mieux anticiper votre évolution.





